Retour sur le Paris Jazz Festival – Edition 2014

ParisJazzFestival2014

Une fois de plus, le magnifique espace Delta du Parc Floral a accueilli de nombreux talents du jazz. Ce ne sont pas moins de 100 000 visiteurs qui ont assisté aux 34 concerts gratuits donnés du 7 juin au 27 juillet, à l’occasion du Paris Jazz Festival.

Cette année, le festival a notamment été marqué par la fameuse cérémonie des Victoires du Jazz, qui fêtait ses 20 ans. Douze nominés et invités se sont alors succédés lors de deux soirées consécutives (12 et 13 juin) pour des moments de jazz d’exception : Magic Malik Orchestra – Thomas de Pourquery Supersonic – Cécile McLorin Salvant – Daniel Zimmermann Bone Machine 7tet – Emile Parisien & Vincent Peirani Belle Epoque – Ping Machine – Zara Mc Farlane – Jacques Schwarz-Bart Jazz RacineHaïti – Thomas Savy Archipel 2 –  Minino Garay Frapadingos & Les Tambours du Sud – Toni Green + Malted Milk = Green Milk – Vincent Peirani Living Being 5tet feat. Emile Parisien.

Revoir l’intégralité de la cérémonie : http://culturebox.francetvinfo.fr/…/les-victoires-du-jazz-2014

Le saxophoniste Emile ParisienArtiste de l’année -, l’accordéoniste Vincent PeiraniRévélation de l’année – et Thomas de PourqueryAlbum de l’année – pour « Play Sun Ra » se sont ainsi vus récompensés !

Le ton étant donné, les festivités ont pu véritablement commencer avec une succession de talents pendant plus d’un mois, et ce ne sont pas les pluies qui ont arrêtées le public, ni même les musiciens. Toujours aussi variée, la programmation offerte par le festival est allée piocher dans diverses catégories du jazz avec des week-ends à thèmes : JazzAfrique, French Touch ou encore Racines du futur… De Didier Lockwood à Joshua Redman, en passant par Cody Chesnutt et Franck Tortiller, Retour sur les prestations de Kyle Eastwood Quintet (15 juin) et Snarky Puppy (29 juin).

Kyle Eastwood Quintet – Le fils du célèbre acteur a ensoleillé les cœurs et les oreilles le temps d’un après-midi, entouré d’Ernesto Simpson à la batterie, Andrew McCormack au piano, Quentin Collins à la trompette et Graeme Blevins au Saxophone. Avec une set list des plus éclectique, le bassiste a présenté au Parc Floral un large panel de son répertoire, influencé par le jazz traditionnel, les musiques de films ou encore la musique africaine.

Monsieur Eastwood, c’est dans la finesse qu’il se démarque, au diable les solos pêchus sans fins, son style à lui, c’est la rythmique, le swing et la délicatesse de la contrebasse, aussi bien à l’archet qu’aux doigts.

Composant aussi pour des films, l’artiste a offert une prestation piano/basse du thème des « Lettres d’Iwo Jima » (réalisé par le papa). Un moment assez envoûtant car le silence étant total, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du chapiteau ! Grand moment d’extase également sur « Big Noise », à l’entrée du solo de trompette, celui-ci s’étant enflammé sur plus de 3 minutes de trilles crescendo, jusqu’à nous en donner des frissons tant c’était incroyable. 

Snarky Puppy – Vous connaissez sûrement ce groupe… il a gagné un Grammy Awards en janvier dernier et toute la toile s’est déchaînée ! Mais plus qu’un groupe, Snarky Puppy est un concept puisque la formation n’est jamais deux fois la même. Ce collectif composé d’une quarantaine de musiciens sait se renouveler et propose à chaque concert quelque chose de différent. C’est ce qui fait leur force. Je pensais que ce style était bouclé et avait eu ses représentants… hé bien, Snarky Puppy prouve le contraire, avec des morceaux aussi énergique que groovy, repoussant ainsi les limites de leur formation à chaque instant.

C’est dans cette ambiance qu’a commencé le concert : Une entrée frénétique, un solo de bugle et Michael League – bassiste, leader du groupe – faisant chanter un public plus qu’enthousiaste. Le groupe a enchainé les tubes du dernier album « We like it here », avec à chaque solo une ovation particulière du public. Je me souviens surtout de celle pour le guitariste sur le morceau « flood », qui a ajouté des touches texanes à celui-ci, un vrai régal. Avis aux amateurs de fusion.

La particularité vraiment intéressante de leurs compositions réside dans le dialogue permanent entre tous les instruments : Une phrase de piano reprise aux cuivres ou à la guitare, des « pêches » de claviers accentuées par la section basse/batterie, le tout interprété par de grands virtuoses. 

Un conseil : Ne ratez pas l’édition 2015 !

Rédaction : Aurèle Spoutil

http://www.parisjazzfestival.fr/

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