Josh Osho, l’interview

IMG_9055-EditOn dit que le talent n’attend pas le nombre des années et Josh Osho en est la preuve par excellence. 

Alors que sa première tournée française s’achève à Nice les 18 & 19 mars prochains au B-Spot, vous avez peut-être eu la chance de découvrir cet adorable artiste londonien en live, ces derniers jours du côté de Lyon et de Paris.

Pour ma part, j’ai eu le plaisir de le rencontrer à Londres, il y a quelques semaines… et comme la capitale anglaise regorge d’adresses où il fait bon savourer un thé, une bière ou bruncher, The Elk in the Woods au coeur de Camden Passage dans le quartier d’Angel, me semblait l’endroit idéal pour parler tranquillement de musique avec ce “soul singer”.

TheElk

Josh, à seulement 22 ans, tu as déjà enregistré un premier album L.I.F.E sorti en 2012, assuré les premières parties d’artistes tels que Jessie J, Ne-Yo, Emeli Sandé, The Script, tu as participé à la célèbre émission  “Later… with Jools Holland”, tu t’es produit en duo avec Tom Jones et tu as sorti ton nouvel EP EP « Roadsigns » en janvier dernier… Explique-moi comment a démarré ta carrière de chanteur?

J’ai commencé à jouer de la musique aux alentours de 14 ans, grâce à un ami de la famille qui voulait se débarrasser d’une guitare. Tu sais quand tu es jeune, tu es curieux donc j’ai commencé à apprendre tout seul… puis à me produire vers 15 ans, dans des bars, des clubs… La guitare a donc été la première approche. Je n’étais pas chanteur au départ, mais la progression s’est faite naturellement. C’est simplement une autre façon de m’exprimer, pour moi. Beaucoup de gens m’ont demandé si j’avais toujours souhaité devenir musicien… mais je n’ai pas vraiment pris cette décision, cela relève vraiment de la curiosité. Je m’intéresse également au secteur cinématographique, pas nécessairement en vu de devenir réalisateur, mais qui sait dans 10 ou 15 ans… Tout est question de curiosité !

 

Quelles sont tes influences musicales?

En premier lieu, je dirais Lauryn Hill. Ensuite, Nick Drake, Donnie Hathaway… Tu sais, sa fille Lalah Hathaway est capable de chanter des accords de trois notes ! Tu connais Snarky Puppy? Lors d’un show avec le groupe, à la fin de l’enregistrement pendant un solo de scat, elle s’est mise à chanter plusieurs notes en même temps. C’est incroyable ! … Bref, c’est difficile de faire un choix… Ben Harper aussi, bien sûr! Ça peut paraître surprenant d’ailleurs, car il est très célèbre en France, mais il ne l’est pas tellement au Royaume-Uni…

Tu parlais justement de l’importance d’être curieux… J’aimerais donc savoir comment s’est faite ta rencontre avec Tom Jones?

Je discutais avec quelqu’un dans un couloir, sans savoir que c’était le fils de Tom Jones. Quand je lui ai dit qui j’étais, il m’a dit qu’il m’avait déjà entendu, qu’il aimait mon travail et qu’il fallait qu’il me présente Tom Jones qui était dans la pièce à côté… c’est là qu’il m’a annoncé que c’était son père !…. Les présentations faites, on a donc commencé à parler de blues. Tom m’a demandé qui était mon artiste de blues favori et on s’est mis à chanter Spoonful, initialement enregistré par Howlin’ Wolf. Et puis on a continué à parler de groupes, de tout un tas de choses… Il m’a ensuite invité sur scène à ses côtés lors du Blues Festival Hammersmith Appollo puis on a enregistré un duo lors d’un show TV.

A l’instar de ton duo avec Tom Jones, quels sont les artistes avec lesquels tu souhaiterais collaborer?

Lauryn Hill évidemment, mais aussi Paul Simon, Robert Glasper, Ben Howard, Damien Marley… la liste est longue !

Parallèlement à ta tournée officielle, tu as mis en place un “Living Room Tour”, l’idée étant – comme son nom l’indique – d’aller directement jouer chez certains membres de ton public, dans leur salon. Comment est né ce projet?

Quand j’étais à New-York, j’écrivais et j’avais besoin de jouer ces nouveaux morceaux. A Londres, j’avais l’habitude de jouer dans les mêmes clubs, encore, encore et encore. J’ai donc réfléchi à des endroits plus intimistes dans lesquels je pourrais jouer. Ce n’était pas facile à mettre en place, je n’avais pas d’agent pour gérer cela, j’ai tout organisé tout seul sur ma page facebook mais c’est une superbe expérience. Tout cela c’est décidé très vite et je n’ai pas vraiment eu le temps de réfléchir à ça, de prendre du recul pour me préparer à ces 7 dates en 7 jours. Chaque soir, j’allais dans une nouvelle ville, chez une nouvelle personne, c’était une nouvelle expérience et au final, c’est incroyable !

Quels sont donc tes projets à venir?

Hum… J’ai décidé de ne pas trop parler des projets en cours de développement tant qu’ils ne sont pas aboutis, ou tout du moins avancés. Je préfère laisser faire les choses et lorsque ces projets arriveront – s’ils arrivent – j’en parlerais. J’ai le sentiment que lorsque l’on en parle, on créé un sentiment d’attente de la part du public, et même du point de vue de la création en elle-même, le processus est différent…  Chaque chose en son temps donc mais… il y a beaucoup de choses à venir !

Copyright Photo : Hugh Hill

Remerciements à Charlotte Gomes

https://www.facebook.com/JoshOshoMusic

CollierTinyTrackLors de cette interview, je portais un collier de la marque Tiny Track, confectionné par la créatrice coréenne Ina Shin que vous pouvez retrouver tous les dimanches, au Bakayard Market en plein coeur de Brick Lane.

4 thoughts on “Josh Osho, l’interview

  1. Pingback: Josh Osho : une guitare et de l’humilité

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